top of page

SNIPER, TIREUR DE PRÉCISION, CONTRE-TIREUR : NE PAS CONFONDRE LES MISSIONS...

Photo du rédacteur: praetoriantactical76
praetoriantactical76
27 sept.
3 min de lecture
contre-tireur - source Getty images B Guay
contre-tireur - source Getty images B Guay

SNIPER, TIREUR DE PRÉCISION, CONTRE-TIREUR : NE PAS CONFONDRE LES MISSIONS

À la suite de la récente visite papale, le terme « sniper » a été largement employé pour qualifier certains personnels aperçus sur des points hauts ou intégrés au dispositif de sécurité.

Pour les professionnels de la protection rapprochée et de la sûreté, cette terminologie mérite pourtant d’être précisée.

Car derrière une arme de précision, une optique et une position dominante, la mission n’est pas nécessairement la même.

« Sniper » : un terme qui ne suffit pas à définir une mission

Le terme sniper appartient principalement au vocabulaire anglo-saxon. Dans la terminologie française, plusieurs qualifications existent selon les unités et les missions : tireur de précision, tireur de haute précision, observateur-tireur ou observateur contre-tireur.

Le ministère des Armées rappelle que le tireur de précision peut notamment recevoir des missions de renseignement, de détection et de neutralisation d’un objectif identifié. Le tireur d’élite possède, lui, une capacité encore plus orientée vers l’observation, la collecte du renseignement et l’engagement de cibles prioritaires. (Ministère des Armées⁠)

La fonction ne se résume donc jamais à « tirer loin ».

Le contre-tireur : une logique de protection

Le contre-tireur répond à une problématique différente : celle de la contre-menace.

Le ministère de l’Intérieur a historiquement identifié la fonction d’observateur contre-tireur (OCT) au sein notamment de la Garde républicaine et de la Gendarmerie des transports aériens.

Sa mission est directement liée à la protection des hautes personnalités et consiste notamment à être en mesure de faire face à une menace de tireur hostile lorsque celle-ci est avérée. (Ministère de l’Intérieur⁠)

La différence est donc fondamentale :

le tireur spécialisé dispose d’une capacité de tir et d’observation ; le contre-tireur inscrit cette capacité dans une logique de protection contre une menace de tir.

Une fonction qui commence par l’observation

C’est probablement l’un des points les plus importants pour les professionnels de la protection rapprochée.

Le contre-tireur n’est pas simplement « un garde du corps avec un fusil de précision ».

Son efficacité repose d’abord sur sa capacité à observer, détecter, analyser et renseigner.

Les dispositifs de protection des hautes personnalités intègrent ainsi des personnels positionnés sur des points hauts afin de disposer d’une capacité d’observation de l’environnement et de contribuer à la détection des menaces. Le ministère de l’Intérieur décrit notamment le travail en binôme tireur-observateur et l’importance du point haut dans l’acquisition d’une vision globale de l’environnement. (Ministère de l’Intérieur⁠)

Autrement dit, la valeur opérationnelle ne réside pas uniquement dans la capacité à effectuer un tir, mais dans la capacité à contribuer à la compréhension de la menace avant qu’elle ne se transforme en attaque.

Où se situe alors la protection rapprochée ?

C’est ici que les fonctions doivent être correctement articulées.

Le professionnel de la protection rapprochée a pour mission première la protection de l’autorité. Le contre-tireur constitue une capacité spécialisée du dispositif global.

Ces deux fonctions ne doivent donc pas être opposées, mais coordonnées.

La préparation d’une mission de haut niveau doit intégrer l’environnement, les vulnérabilités, les axes d’approche, les points hauts, les possibilités d’observation et les capacités disponibles au sein du dispositif.

La protection efficace ne repose jamais sur un seul spécialiste.

Elle repose sur l’anticipation, la préparation, la coordination et la capacité d’adaptation.

Une question de terminologie… mais surtout de doctrine

Employer le mot « sniper » pour désigner systématiquement tout personnel équipé d’un fusil de précision peut être compréhensible dans le langage courant.

Pour des professionnels, il est cependant préférable de rechercher la fonction réelle et la doctrine d’emploi.

Un tireur de précision n’est pas nécessairement un contre-tireur.

Un contre-tireur n’est pas simplement un tireur de précision affecté auprès d’une personnalité.

Et un dispositif de protection rapprochée ne se résume jamais à la présence d’un homme armé sur un point haut.

Chez Praetorian Tactical Consulting, notre approche repose sur cette logique : anticiper la menace, identifier les vulnérabilités, préparer les réponses et adapter le dispositif à la situation.

Parce qu’en protection rapprochée, la meilleure réponse à une menace est souvent celle qui a été préparée avant même qu’elle ne se manifeste.

Praetorian Tactical ConsultingAnticipation • Préparation • Protection


 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page